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L’aspect addictif des appareils numériques est une réalité: la majorité d’entre nous craint de perdre son téléphone portable ou d’en être séparé!

Même si les classifications médicales mondialement reconnues (CIM-10, DSM 5) ne reconnaissent pas encore le diagnostic d’addiction numérique, nous observons des utilisations excessives ou problématiques de ces outils technologiques.

Smartphone, internet, ordinateur font partie de notre quotidien. Ils nous permettent de nous informer, de communiquer, de travailler et de nous distraire.

Cependant, certaines de leurs caractéristiques sont susceptibles de conduire à une utilisation excessive:

  • accès 24h sur 24
  • offre pratiquement illimitée
  • anonymat
  • expérience de reconnaissance, de succès, d’appartenance, etc.
  • les limites spatiales disparaissent et la perception du temps se modifie ( comparable à l’état d’ivresse ou d’hypnose)

Les  plateformes de communication (réseaux sociaux et chats, jeux de rôles en ligne)  sont surtout connues pour être des sources potentielles d’addiction. Elles permettent de créer des communautés, de se faire des amis et d’éprouver de la confiance en soi, ce qui n’est pas toujours facile dans la vie réelle. Le jeu permet aussi de satisfaire immédiatement le besoin de succès et de reconnaissance. Le centre d’intérêt se déplace ainsi de la vie réelle vers le monde virtuel.

Un usage problématique d’internet se manifeste par une perte de contrôle, avec des répercussions négatives sur les relations sociales , les loisirs, les performances scolaires et professionnelles.

Si vous passez plus de temps sur ces appareils qu’en interaction avec des gens réels, ou que vous n’arrivez pas à vous empêcher de checker en permanence vos emails, sms, chats, il est temps de vous poser la question de votre bon usage de ces technologies!

Pour certains, le simple fait de prendre conscience de l’existence du problème va suffire à le régler. Tandis que d’autres vont devoir bénéficier d’un suivi en psychothérapie, en sachant qu’il n’existe pas de thérapie spécifique pour ce genre de troubles.

Que l’on prenne la décision de se passer de ces technologies ou de les utiliser en les contrôlant consciemment et volontairement, on peut se demander si on a encore le droit d’être absent…

V.Desclouds, pharmacienne

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